Je reviens

 

75dd3443173e5cf3893afff5fdc2156a

Aquarelle : Rebecca Pearl

De retour, après un gros déménagement, la perte de mes données internet et j’en passe.
J’ai quelques textes en retard mais je les ai enregistrés dans mon ordinateur.
Je les publierai à la date d’écriture. Aussi, mes articles précédents (et donc passé mais postés dans le présent), ça va être un peu « Retour vers le Futur » cette histoire/ce bin’s.
J’ai aussi beaucoup de photos mais j’en aurai d’autres, ainsi que d’autres pensées.
La voie est de nouveau libre pour passer un peu de temps ici, avec vous tous.
Heureuse de vous retrouver.
Bien amicalement,
Rose.

l’Angèle veille

IMG_6052
Tout d’abord il y eut les nuages ; Ces nuages attachants de Belgique qui, malgré la distance, nous ont suivis jusque dans ce recoin de France protégé par la montagne des trois Becs.
Une nuit complète sur la route.
Le soleil se lève mais il reste à l’écart, protégé par de grosses masses ombrageuses dans le ciel. Pourtant, immédiatement, les yeux fermés, la brise te renseignerait sur ta destination : des pins à profusion, la délicatesse de la fleur de clématite sauvage, la mauve, le plantain, les chênes truffiers, les tilleuls et puis la roche. Cette roche semblable à mes jeunes années en Haute-Loire. Si si… renifle-bien et tu remarqueras le goût du basalte et du calcaire qui se glisseront jusque sur ton palais. À moins que ce ne soit le goût ferreux de l’eau claire et riche brassée par le courant du torrent qui se mêle au mistral.Aucun doute, nous approchions du but.
Quelques derniers kilomètres sur des petites routes en lacets et puis le dernier chemin, tout droit, tout caillouteux qui dégage une légère poussière sur notre passage. Assurément, chaque visiteur est repéré de loin.
Le Cyprès. Nous y sommes. Les retrouvailles. Mon petit homme, sa tante et son oncle. Moi qui ravale ma glotte de tant d’émotions partagées, de tant de pudeur.
Le Soleil est bel et bien présent, au cœur de cette rencontre dans la vallée de la Drôme, dans cette maison, ce grand domaine, terrain fertile qui a vu gambader les enfants de la famille, été après été.
Le décor est posé.
Une tartine, deux tartines, un verre, deux verres, la découverte de notre chambre, nos bagages débarqués et sans perdre de temps sur notre court séjour, décision fut prise d’aller voir la rivière : le Roubion qui coule un peu plus bas de la propriété.
La fatigue envolée, chaque instant était à vivre tout de suite. Une espèce de boulimie de récolte de sentiments, de pigments et de parfums était en marche. La pluie n’est pas tombée. Le beau temps, protégé par les grands vents, a réapparu et les balades en sandalettes ont pu se multiplier.
Tant de choses à raconter. Tant d’images enregistrées. Tant et tant d’instants mémorisés. Quelques photos pour “garder” des traces. Je ne saurais tout raconter en quelques lignes. Beaucoup de Pagnol, partout. À relire. Un livre entier sous nos yeux ; Enivrant.

Par delà toutes les découvertes que j’ai faites, un fil conducteur : l’enchantement de l’homme de mon cœur devant chaque colline, chaque montagne, chaque chemin, chaque caillou (il en a rapporté un) et puis chaque recoin de la maison.
Tant de souvenirs gravés dans sa mémoire ; et de l’observer retrouver tous ces parfums, marcher sur ses pas de petit garçon et jouir de cette joyeuse euphorie au sein de sa famille était un cadeau de chaque instant. Que d’amour lui fut prodigué dans ce cadre enchanteur. Je le pressentais depuis quelque temps déjà et là, je l’ai ressenti. Ses petits yeux grands ouverts sur cette immensité, à percevoir le temps passé et à profiter à rebours de la magie de cet endroit qui a nourri son enfance et l’accompagna jusqu’à aujourd’hui. J’ai donc découvert l’un des recoins du cœur de mon Nâmoureux. J’ai trouvé la source de son petit côté “sauvageon”, le centre de son indépendance d’esprit ainsi que la base de son éducation. Comme il dut être bon de “pousser” entre la montagne des trois Becs, le torrent vivifiant, les champs grouillants de gibier, les papillons volant par nuées, les lézards de toutes sortes, les chauve-souris et puis la rivière, les couleuvres, les journées à crapahuter au grand soleil en totale liberté, le torse nu, les rires et les jeux partagés avec tes cousines.
Je t’imaginais tout minot, vivant une enfance semblable à la mienne en Haute-Loire. Pour ma part, durant cette parenthèse dans ce cadre féérique habillé de la forêt de Saou où la nature est reine, j’ai fait la connaissance du brocard, surpris dans le champs à la nuit tombante. J’ai aussi aperçu le mulot gourmand grimper le long du figuier au petit matin. Une couleuvre vipérine qui dégerpit au bruit de mes pas. Et puis les énormes chauves-souris, pas gênées, qui se gratouillaient le bedon à quelques mètres de la table au dessus de la terrasse. J’ai également appris le nom des montagnes.
Le Pic de la Chaudière a ma préférence mais j’ai aussi un petit faible pour la montagne d’Angèle (prénom cher à mon cœur) ; et de savoir qu’Angèle t’y a vu caracoler, veille cet endroit et le veillera pour toujours me fait fondre d’émotion.

Je comprends encore un peu plus ce qui nous rapproche tant.
À quelques cent-quatre-vingts kilomètres de distance, nous avons gambadé dans des terres vierges où l’enfant était Roi, où il avait comme domaine, la campagne à perte de vue, où toutes les histoires étaient possibles, tout était à conquérir et où tout finissait bien jusqu’à la fin de l’Été.
Qui eut pu imaginer que ces deux galopins à l’assaut des montagnes se rencontreraient un jour ?
Chaque année repoussant l’année précédente, doucettement nous avons grandi puis quitté ce paradis à la recherche de notre vie. Une sorte d’ingratitude mais aussi un élan donné par la vivacité de cet espace qui rend fort à jamais.
Toutefois, un jour vient où l’on se retourne et où l’on prend conscience que l’endroit dans lequel se love notre vivacité chancelante est ce lieu ; Celui-là même qui ne nous a jamais quitté et dans lequel nous plongeons par la pensée pour nous ressourcer encore et encore.
Qu’est-il devenu ?
Que suis-je devenu ?

Il y a quatre ans de cela, tu m’as fait la surprise de m’emmener dans mes terrains de jeux d’enfance. Ceux dont je te parlais tant. Moi qui n’osais plus. Moi qui craignais ne rien retrouver.
Tout était intact et ma force vive s’est rechargée comme par magie. Le charme a opéré. Je t’en suis reconnaissante.
Cette fois-ci, c’est toi qui m’as présenté ton monde à toi ; un monde enchanté qui, je le sais, imprègne fortement chacune de tes cellules.
Je suis heureuse d’avoir assisté à ces retrouvailles. Je suis heureuse et émue d’avoir auprès de moi un “homme des bois”, un homme qui respecte la vie, écoute le chant des oiseaux et sait regarder par delà les apparences. Un pareil à moi élevé dans la tendresse d’un foyer solide auprès de montagnes généreuses. Des racines vigoureuses.
Je comprends mieux.
Comme il me fut bon de vivre ce séjour auprès de toi, auprès de vous, Louise et Jean-Paul.
Participer à ce ressourcement fut une riche expérience.
J’ai appris que par ici on ne dit pas “merci” à quelqu’un (cela signifierait que l’on n’a plus besoin de lui). Aussi, je garde au chaud mes mercis et je charge les vents de disperser de tendres baisers parfumés au Picodon, que je grignote depuis notre retour, à vous deux, chers Oncle et Tante, à la Drôme et à la Vie qui avez su nous gâter chaleureusement, enchanter cette échappée et nous rappeler la préciosité du lien.

On passe bien souvent à côté de tout. Tout nous échappe, sans arrêts, même ceux qu’on aime. Mais quand tout s’arrête il nous reste la certitude que certains moments ont été des instants de bonheur ; et ces quelques jours, assurément, sont de ceux là.

Rose

©À Vent Semant. 30 Juillet 2017.

Vœux d’anniversaire…

Aujourd’hui est le jour de l’anniversaire d’un petit homme cher à mon cœur.
Je l’ai connu, il n’avait pas dix-sept ans.

Je me souviens de la toute première fois où je l’ai rencontré. Ça me revient brutalement.
Je développe :
Le hasard nous fit nous croiser bien avant que les présentations officielles ne soient faites. Dans la rue, en ville. Son père et moi nous tenions par la main, à baguenauder dans les rues pour faire connaissance avec ce qui deviendra mon univers. Entre deux draches et deux rayons de soleil en plein mois d’Août. Les pieds trempés dans mes sandalettes et ma petite robe d’été fripée.
Je me souviens de ma contrariété à me projeter de vivre dans un pays aussi taquin météorologiquement parlant. Moi qui revenais de Montpelier, tu vois d’ici l’brin dans ma tête ! “Le brin” : expression typiquement belge. 😉
Et puis, un parfum de gaufre. Ce même parfum qui me fait toujours faire le même détour, encore actuellement, lorsque je me trouve en ville.
L’appel était déjà trop fort : direction la marchande de gaufres.
Et puis là, sur le chemin, une petite tête brune qui dépassait de la foule. Je ne le connaissais pas mais je l’ai reconnu. Son père, en plus jeune, plus crolé (« frisé » en belge), l’œil vif qui, sans aucun doute, m’avait repérée de bien loin, lui aussi.
Le père et le fils en présence. Un ami l’accompagnait. Une discussion légère, sans vague.
Je crois que je suis resté muette. Je crois que j’étais impressionnée. Je pressentais déjà que ce petit cœur deviendrait l’une des choses les plus chérissable de mon existence.
Je connaissais, en partie, son histoire et désirais ne pas l’alourdir de ma présence, car je le savais aussi : je resterais auprès de mon amoureux qui m’apportait tant.
Nous devrions donc, ce petit bouchon et moi, nous “habituer” l’un à l’autre.
Quant à Nâm et moi, nous avions comme travail à venir, de faire avec l’existence de l’autre.
Vous qui avez refait votre vie sur le “tard”, vous me comprendrez.

Aussi, ce jour là, je découvris la part cachée de mon Chéri, le fond de son cœur, le fruit de son amour, le gouffre et sa grande fragilité ; je découvris l’être qui compte plus que tout au monde, celui que si tu le touches, t’es mort, celui qui transcende sa raison d’être en vie, celui qui est porteur de tous ses espoirs et de tout son amour. Ce petit bout d’chou au large sourire et au regard d’acier. Ce petit mec (à l’époque) chargé de l’affection de ses parents aimants qui diffuse autour de lui une force impalpable mais bien réelle. Sans doute n’en était-il pas conscient. Depuis, les bonnes bases transmises par ses aïeux, ont œuvré pour son développement. Depuis, je crois, il vit harmonieusement, ces forces multiples qui le parcourent et le rendent tantôt vainqueur, tantôt arrogant. De cette arrogance des jeunes années qui font pousser haut les bonnes graines.

Un bisou d’au revoir. Oui, ici, on ne fait qu’une bise (et pas deux ou trois, ou quatre. Juste une). Un “À la prochaine” et chacun reprit le cours de sa vie (et moi, le chemin vers ma gaufre à la chantilly).
Pas le temps de me la déguster qu’un léger picotement vint me chatouiller le bord supérieur de ma lèvre. Je finis ma gaufre avec un bon thé, je m’en vais faire un tour à la toilette (oui c’est au singulier ici). Je me mire dans le miroir et je découvre la belle poussée d’un bouton de fièvre sur ma bouche. Je me dis que la chantilly était avariée.
Puis, cette petite brulure qui perdura dans l’après-midi m’en rappela d’autres ; celles où elle prit place sur ma face à chaque gros évènement dans ma vie.
Force fut de constater que cette première entrevue avait bouleversé mon organisme tout entier au point de me faire chauffer le sang.
Aucun doute : j’étais en présence de mon avenir et je devais prendre soin de cette relation qui venait de naître brutalement après quelques mois de danse amoureuse rien qu’à deux. Dorénavant nous serions trois. Et mon petit corps fragile et peureux avait réagi violemment.
Pas de panique, ce n’est que du bonheur. Oui mais à cette époque là, moi, le bonheur, ça me faisait paniquer. Donc, panique à bord. Le spot sur ma bouche flaschait comme un gyrophare. Il repartit comme il vint. Le temps de comprendre le message et d’accepter enfin l’amour qui ne demandait qu’à se propager autour de moi.

Le temps a passé. Les rencontres furent de plus en plus longues, de plus en plus fréquentes.
Le bonheur s’installa dans ma vie, vaillamment, fidèlement. Mon Chéri en tête de proue. Son “tout petit” prit sa place dans mon cœur, doucettement, normalement. Évidence.
Je participais, à mon niveau, à son avancée. J’apportais mes conseils, mon soutien et mon affection. Mais bon sang, ce qu’il en a réalisé des choses en quatre ans et ce, sans l’aide de personne en fait. Sa volonté, son courage et sa pugnacité. Un jeune homme se développait sous nos yeux. Comme un spectacle joyeux. Respect.
Tant de choses positives se sont passées depuis lors. Le lien s’instaure. Le manque aussi, parfois.
Il a grandi. Il se développe, fort et fiable comme son père.
Il rua quelque fois à la recherche du poitrail de son paternel. Paternel à la forte caisse de résonance qui resta calme et compréhensif mais toujours calé sur ses idées. Ah aaah… les différents entre ces deux là !
Ils parlent fort dans des conversations passionnées.
Je me souviens aussi des premières conversations auxquelles j’assistais entre son père et lui. Ça montait le ton, ça brassait fort de l’air dans la maison.
C’est qu’en fait par ici, je l’ai découvert avec le temps, les gens parlent fort (du moins pour moi qui vient d’un “pays” où le ton est plus nuancé) et deux belges avec des origines méditerranéennes, vous voyez le tableau !
Je me souviens avoir voulu partir en courant, petite sauvage aux oreilles fragiles que j’étais. Mais c’était “normal”. De la communication sans barrière. Un ado en recherche. Un papa un peu dépassé. Et puis moi, une muette chronique qui maintenant, a bien évolué dans sa capacité à dialoguer.
Deux tempéraments forts. Depuis, je me suis habituée. C’est de la passion qui se dégage quand je suis en présence de ces deux là. Je me suis habituée ou bien, ils se sont assagis. Je ne sais pas trop. Le lien s’harmonise. L’amour est fort. La compréhension mutuelle ; et l’intelligence émotionnelle présente, tellement présente. Merci.
Toujours est-il que lorsque je suis en présence de ces deux hommes (car tu es un homme maintenant), je me sens bien. Je vous sens bien. Je me sens chez moi.
Qu’il neige, qu’il drache ou que le soleil nous fasse l’honneur de sa présence, je suis à ma place, entre ces deux cœurs forts et fidèles.

Aujourd’hui est donc le jour de tes vingt et un ans. Pour moi, c’est le moment véritable du passage à l’âge adulte (plus que les dix-huit ans). L’adolescent disparait pour laisser apparaître l’homme qui se préparait dans ce petit corps chétif et meurtri par les douloureux évènements de la vie.
Je suis heureuse pour toi. Tu grandis bien. Tu deviens un homme bien et tu portes haut les valeurs transmises par tes parents.
Ton papa et ta maman ont bien œuvré et tu as su te développer envers et contre tout/tous.
J’ai envie de les remercier tous les deux pour ce jour béni qui t’a vu naître.
Je sais combien tu étais attendu et combien tu as été aimé dès ton premier inspire. Tu as eu cette chance.
Je suis arrivé bien tard dans ta vie. J’espérais secrètement que tes parents se remettent ensemble. Ça arrive parfois. Peut-être l’espérais-tu aussi. Mais ce ne fut pas le cas. Je suis là et tu m’as acceptée. Je te remercie aussi pour celà.
Tes parents t’aiment fort, assurément, mais te voilà flanqué d’une “belle-mère” qui s’ajoute à cette ronde autour de toi.
J’espère ne jamais t’étouffer et toujours savoir t’apporter mon soutien.
Je garde ma place et en dedans, régulièrement, lorsque je te sens le moral en berne, je te serre fort dans mes bras, comme l’enfant chéri que tu représentes pour moi ; Un enfant tout fait. Un enfant parfait.

Aujourd’hui devrait être le jour où je dois abandonner les Mon ti’bouchon, M’chou, Ticœur, Tichat, Tid’hôm, Tiloup et autres petits noms de petit garçon adorable et adoré que je te donne. Oui, tu es un grand maintenant. Va falloir que l’on s’y fasse ici à la maison.
Je vais essayer. Ce n’est pas gagné ! 😉

Que ce passage t’apporte le meilleur. Que cette nouvelle année te réserve encore de belles découvertes, des challenges comme tu les aimes et te porte loin par delà tes espérances.

Joyeux anniversaire à toi, petit cœur d’homme en plein épanouissement  ❤

©À Vent Semant

Reiki Mikao Usui. 1er degré.

 » Rose a atteint les connaissances nécessaires et a reçu les initiations du premier niveau du système Usui de guérison naturelle Reiki (Usui Shiki Ryoho). »

 » Rose has attained the necessary knowledge and has received the attunements of first level of Usui system of Reiki natural healing (Usui Shiki Ryoho). »

images

Première expérience Reïki

1508b851b76a

Histoire de faire le point dans ma tête et de partager avec ceux que cela pourrait intéresser.

Des lustres que l’on m’a dit que je pouvais soigner avec mes mains.
Une grand-mère magnétiseuse, une grand cousine “coupeuse de feu” et moi, en bout de chaine.
Trop tôt prévenue, toute jeunette, j’avais pris peur lorsqu’une photo se mit à craqueler sous ma paume, en présence d’une “dame” que maman m’avait emmené voir, pour “savoir”.
Bref ! Expérience flippante. Rideau.
Puis l’adolescence ; rien de particulier.
Puis l’âge adulte. De nombreuses années à panser mes proches de temps à autre quand cela se présentait, l’air de rien, parce qu’une force irrépressible m’y obligeait.
La peur du regard des autres. La sensation d’être “pas normale” voire diabolique.
Donc : Re-rideau.
Et puis le décès de Mémé Rose. Les soins apportés à elle, rien qu’à elle.
Ses paroles pour que la transmission ne s’éteigne pas. Les bienfaits de mes “pauses” sur ses maux. L’agitation puis les remerciements de ses enfants devant les résultats.
C’était naturel pour moi autant que pour Elle.
Puis une grande césure. Le temps de digérer son départ. Le temps de pleurer mais aussi de construire mon monde avec Rose, par delà la “séparation”.
Alors, pourquoi d’un seul coup depuis un an, de multiples “bobos” à soigner, de nombreuses personnes à soulager et donc des opportunités pour travailler “çà” !?
Et on redémarre. Sauf que là, brutalement, j’ai comme connaissance de beaucoup plus, je “balance” plus fort, je n’ai pas besoin de “rester” longtemps, ça chauffe fort ; J’ai comme des automatismes qui me viennent de je ne sais où.
Je prends peur, à nouveau, un petit peu. Mais il me devient de plus en plus difficile de rebrousser chemin. J’aime aider mon prochain. Alors, je fais quoi ? Je me cache à nouveau ou j’assume ?
Piétinement.

Un rêve, en Août cette année a tout fait basculer. Oui, je sais mais moi j’écoute mes rêves. Une voix qui me dit :
– Tu dois faire çà !
– Je dois faire çà, quoi ?
Elle répète :
– Tu dois arrêter de chercher, tu es faite pour çà. Tu dois faire çà !
Je lève mes mains genre “haut les mains” et je dis :
– “Je dois faire çà ! Çà ?” en regardant chacune de mes mains qui me chauffait.
Et la voix de me répondre :
– Oui !

Ni une, ni deux, au petit matin me voilà à chercher des informations en tous genres sur le magnétisme, à comprendre les lacunes que j’avais car je ne savais pas me protéger et tombais malade après chaque soin prodigué et je découvris le Reïki.
Tiens, c’est pas mal le Reïki !?
L’énergie utilisée n’est pas celle du soignant mais une autre, plus grande, plus généreuse : l’Énergie Universelle. (Je fais court là. J’en reparlerai une prochaine fois).
Je cherche une formation (car il faut être initié pour pratiquer).
J’en trouve une. Je rebrousse chemin. Le Maître Reïki, après renseignements, est “en toc”, pour rester polie.
J’en parle à une amie, puis à une autre. Et bing… on me parle de Gaëlle (là aussi, sans doute une prochaine fois, je vous écrirai un article sur elle).
Je l’appelle. Connexion directe. Je la “sens” bien.
Formation en Octobre. Complet. Flûte, trop tard !
Oui, étonnamment, j’ai comme un sentiment d’urgence à développer mes capacités.
– Formation en Novembre le 14, ça vous irait ?
– Pile poil le jour de mon anniversaire ! Évidemment que cela me va. En voilà une coïncidence qu’elle est belle.

Me voilà donc partie pour faire ma formation de Reïki le jour de ma (re) naissance.
Aaaah… la vie et ses “hasards” !

Et puis, brutalement, il y a deux semaines, je me suis rendu compte que je n’avais jamais reçu de soin énergétique. Jamais.
Comment pourrais-je savoir le bien que je fais si je ne me présente pas en tant que patient ?
Il faut que je me paie une séance de Reïki, tant que je suis vierge de toute connaissance, afin de comprendre par le vécu, l’expérience personnelle. Ça me parait évident.
Téléphone. J’explique tout çà à Gaëlle qui comprend ma démarche.
Je vais en profiter pour voir si ça booste mon immunité un peu basse en ce moment.
Rendez-vous fut pris pour aujourd’hui.

Aaah… j’ai déjà fait bien long en écriture.
Allez, je continue sur ma lancée :

En fait, j’ai reçu une leçon grandiose.
J’ai été chargée d’énergie comme jamais.
J’ai ressenti (enfin!) cette sensation de chaleur dont on me parle quand j’appose mes mains. Je la comprends “de l’intérieur” maintenant.
Gaëlle a aussi perçu des désordres énergétiques sur lesquels elle a laissé plus longtemps ses mains. Entre autre mon genou gauche où l’énergie circule mal. Tu m’étonnes : charcutée à 11 ans mon articulation ne s’en est jamais remise.
J’ai perçu mes chakras. Un mot usité (à dimension spirituelle) qui ne m’a jamais vraiment intéressé. Quand on est de la campagne, c’est un mot des gens de la ville pour se connecter à ce que nous, nous appelons : le soleil, la terre, le vent, les oiseaux…
Mais là, je les ai sentis, assurément. Et hop là… un chakra ouvert !
Expérience.
Et puis d’autres choses, d’autres ressentis que je tairais ici.
En me relevant, une sensation d’avoir nagé pendant de longues heures en mer. Une grande lourdeur physique accompagnée d’une chaleur que je ne connaissais pas.

J’ai découvert donc ce qu’est le Reïki et je suis tellement contente de bientôt pouvoir apporter mon soutien auprès de personnes en demande avec cet outil fabuleux.
J’ai hâte.
Gaëlle a repéré direct ma capacité à magnétiser. Elle a dû faire avec durant le soin. Expérience rare, d’après elle.
Elle m’a parlé aussi des protections que je n’utilise pas et qui mettent à mal mon organisme, petit éponge que je suis.
Nous avons beaucoup parlé ; beaucoup.
Une conversation de grande qualité avec une personne humble, simple et généreuse, comme j’aime.

Assurément je viens de rencontrer une femme importante dans ma vie.
Je suis heureuse. J’attends de vivre les différents signes de bien-être qui vont se développer en moi (s’il y en a).

Bref, dans une semaine, une nouvelle aventure commence pour moi. Un grand jour s’annonce ; Une nouvelle vie et l’acceptation de la véritable raison de mon existence ici. Mais en fait, aujourd’hui il me semble que j’ai déjà commencé et la route me semble lumineuse et illimitée.
Joie !

Je vous en reparle ? D’accord.
Promis, je ferai plus court.

©À Vent Semant

Un joli matin d’Automne

aventsemant-unjolimatindautomne

Ce matin :

Le ciel d’automne est enfin arrivé.
Comme une neige en attente dans les cieux. D’un seul coup. La Toussaint fait son approche.
La brume ne se lève pas, ne tombe pas non plus. Arrêt sur image.
Un gris de Payne saturé, de haut en bas.
Absence d’horizon. Seules les feuilles colorent le paysage. Ça manque de contraste.
Même pas une once de vent pour faire bouger tout çà. De l’action quoi !

Je traine au lit, enveloppée des restes de mes songes.
Quelques freux croassent dans la forêt tout à côté. Ça donne le ton.
Grochat rentre. Il a passé sa nuit, j’imagine, à compter les étoiles. Il vient se lover à mes pieds. Son ronron me berce et m’appelle au réveil.

Le « petit » homme lui, s’extirpa des draps bien plus tôt, gaillard et fidèle à l’image du ressort que je me fais de lui chaque matin.
Un creux dans le matelas, dans lequel je me roule avec délice.
Une marmotte et une sauterelle sous le même toit.

Les effluves du café qui remontent jusqu’à mes narines.
Le poêle à bois qui laisse s’échapper les premiers crépitements annonçant le bien-être et la chaleur dans le foyer.

La tentation de poser un pied au sol qui commence à monter.
Et puis sa voix, chaude et douce, accompagnant le petit déjeuner dans les plis de mes rêves éclos.

« Bonjour… »

Tichien qui saute de joie de me savoir ouvrir les yeux. Grochat, imperturbable.
La maisonnée est là, toute entière contenue dans ce rectangle duveteux, comme sur un radeau. La joie aussi.
Le sourire de celui qui te veut bien, te chérit et te renvoie la chaleur d’un soleil tout entier.
La tasse fumante portée à mes lèvres.
Nos cheveux ébouriffés comme pour nous rappeler par ce feu d’artifice, la chance de se réveiller encore un matin, encore à deux, encore au chaud.

Un joli matin d’automne que j’aime.

À noter dans ma mémoire pour mes vieux jours.

Merci la Vie.

©À Vent Semant.

L’écureuil s’en fiche

Aventsemant. L'écureuil s'en fiche

Photo sans grand intérêt à part l’écureuil présent et le voile noir qui recouvre mes iris.

 

25 Août 2014 :

Être allé voir sa grand-mère pour la dernière fois (pour la troisième fois) et songer que cette fois c’est vrai, c’est sûrement la dernière.

L’odeur pestilentielle que ses pieds dégageaient par delà les pansements.
Songer à ses moignons qu’elle devine mais ne voit jamais, à sa mémoire qui se dissipe, à ses muscles qui s’éteignent façonnant son corps amaigri à ce fauteuil roulant qui ne la lâchera plus jamais, à la promenade sous cette lumière qui l’aveuglait mais qu’elle dégusta comme une friandise qui « sucra » tout son corps meurtri et puis cette main qui s’agrippa à la mienne en me suppliant de ne pas la lâcher.

Penser : Dieu, Ciel, Terre, Énergie de tout l’Univers et par delà, je te prie, je t’invoque et te demande de ne pas laisser cette femme si droite dans ses bottes toute sa vie, si forte et généreuse, si digne aussi, si attentive aux autres, d’arriver au seuil de son existence dans un état où elle n’aurait jamais laissé aucune personne ni aucun animal.

Je pleurerai. Que oui, je pleurerai. Mais pour l’instant ma gorge se serre et je pleure plus fort de savoir son cœur si solide qui supporta tout d’une vie si rude et qui ne veut rien abandonner de sa tâche. Il affronte encore tout çà, vaillant.
S’il te plait, magnifique cœur qui tint toujours bon, arrête de faire le « fier ».
Nous le savons que tu es exceptionnel et que tu es en partie responsable de la grande force vitale de cette jeune femme devenue « mémé ». Mais s’il te plaît, abandonne-la ! Abandonne-la doucement avant que les douleurs ne la défigurent davantage, avant que son esprit ne s’échappe plus loin et qu’elle ne se raidisse brutalement à la lueur d’une compréhension furtive.
Laissez-la se reposer.

Ps : Et pendant ce temps, l’écureuil dans la cour de cette « maison », s’amusait à enterrer son trésor, la Noix.

©À Vent Semant

 

Effiler les Haricots comme on effile le Temps

Aventsemant. Effiler les haricots

La même nappe, les mêmes gestes…
Le père en bout de table qui rappelle les bonnes règles de l’effilage. La mère qui fait la navette entre la grande tablée et le stérilisateur.
Et moi qui grignote la moitié de ma part et qui aura perdu la « course » à celui qui en ferait le plus.
Voilà, j’ai 12 ans et j’me marre avec mes frères.
Même tout petitement, mon potager, à chacune des étapes, me fait remonter le temps.
©À Vent Semant.

Tu prends de la place

Seulement quelques jours et tu me manques déjà.

Souvent ce sont tes bras. Des fois ce sont tes pas que je crois reconnaître s’approchant de moi. La nuit c’est ton souffle qui ne chatouille pas ma nuque, tes pieds qui n’enlacent plus les miens. Parfois c’est aussi ta voix que j’entends du fond de la maison et à laquelle je m’apprête à répondre.

Au début, cette séparation, je dois l’avouer me fait beaucoup de bien : ma solitude chérie, le rythme des journées basée sur ma seule existence, le calme et le silence (parce-que tu es une véritable pipelette tu le sais çà!?), l’épanouissement de mon Moi, rien que moi, qui me rappelle qui je suis vraiment. L’émergence de mes valeurs, de ma force et de ma vigueur. Tout cela est au rendez-vous. Tout cela ajouté aux merveilleux paysages de ma région, après le difficile épisode de l’au-revoir, m’apporte comme une bouffée d’oxygène.
Et puis, trois jours se passent et inéluctablement, le bienheureux sentiment de solitude se transforme en calvaire. L’oxygène manque.
Aaah… l’amour, qu’est-ce que ça rend fragile !

Étouffement.

Bien sûr, nous avons le téléphone auquel je reste « accrochée » tous les jours pour lire tes messages, t’écouter, te partager de mes rencontres avec enthousiasme. Ainsi, pour quelques minutes, tu es un peu là tout près de moi. Mais une fois le combiné raccroché, le temps ne veut pas s’arrêter et la bulle finit par percer.

Ce n’est pas la mort. Ouh… que non, je la connais bien. Ce n’est pas cela la mort.
Ici ce n’est pas si triste. C’est juste vide, affreusement vide. Et cela me rapproche de l’instant où la vie nous séparera.
Nous apprenons ce moment là je crois et je ne m’y fais pas. Toi qui trouves la maison bien creuse (avec comme compagnon un chat démoralisé qui perd ses poils dans l’attente de mon retour). Et moi qui me demande ce que je fabrique encore dans ma région adorée certes, plutôt que d’être auprès de l’homme que j’aime.

Mon travail est ainsi : je dois m’isoler pour travailler et puis voyager pour satisfaire les amateurs d’art qui aiment mon travail.
Je suis, une fois en mode “cocooning atelier” et une autre fois en mode “public relations”.

Grand écart.

Heureusement je suis fort occupée et je parle, je parle… (j’ai bien appris avec toi, sur les mots qui sortent. Je suis plus à l’aise je crois).
Je brasse l’air qui tasse mes épaules et puis je chasse l’autre air, celui qui tourne en rond dans mon poitrail.

Libération.

Apnée.

Libération.

Vite que nous soyons réunis à nouveau. Vite la chaleur de notre affection. Vite nos fous rires qui résonnent dans tous le quartier.

Parce qu’en vrai, je peux voir beaucoup de gens, converser de multiples fois et regarder les personnes qui me parlent (exercice toujours délicat pour un Asperger) mais ma tête est autre part ; Je ne suis pas réellement présente.
Je suis ici et ailleurs ; Dans notre “ailleurs” à nous que nous savons alimenter précieusement et qui m’apporte tant de bonheur.

Tantôt, je suis « deux ». Tantôt je suis « moitié ».

Équilibriste.

Dans mes pensées, la plupart du temps, c’est toi, tout entier, qui te promènes. Et tu prends de la place.

Tu me manques.

Long expire…

Tiens, la pluie tombe de nouveaux !?
Oui, cher Pays des Nuages, je reviens vite.

Petit sourire.

©À Vent Semant.

Manque__by_t_a_n

Photo piochée sur GG. ©Auteur inconnu.

 

Faire et défaire c’est toujours travailler

Aventsemant. Faire et défaire

« Faire et défaire c’est toujours travailler  » disait ma mère.
Bref, avec cette préparation d’exposition et ce temps « de chien » je me suis éloignée du jardin (tout autant que de mon blog) et dame Nature a repris de plus belle.
J’avais désherbé il y a six semaines (déjà!) et laissé mes mottes sur le côté afin qu’elles sèchent. Que nenni. Avec toute cette pluie, elles ont profité ; horizontalement certes mais les racines n’avaient pas dit leur dernier mot.
Alors, retroussage de manches et déserbage numéro deux.
Cette fois, la vieille brouette abandonnée dans le fond du jardin servira de réceptacle.
Une seconde vie pour elle et un bon soutien pour mon dos.