Mon premier Doudou

Mon premier Doudou

Cérémonie de la descente de la Châsse samedi à la collégiale Ste Waudru. J’ai adoré. Le passage des reliques aux mains de la ville, la confiance de l’église et la ferveur du monde accompagnée par les orgues un temps pour … Lire la suite

Œuvrer comme on défriche

Les chemins de la création mènent parfois, comme dans une forêt dense, à une expédition périlleuse en terre inconnue.
L’artiste (peintre, écrivain, musicien…) emprunte tranquillement une voie praticable, et puis bien souvent tout se complique : rétrécissement de la voie, chemins de traverse puis sentiers qui parfois ne mènent nul part (que l’on croit!).
Le sol se dérobe, les convictions s’effondrent, le monde s’obscurcit, le silence (si important pourtant à la base) devient pesant et porteur d’une présence invisible et quasi menaçante.
Nous ne sommes pas seul dans la chambre de la création.
Pourtant, on ne rebrousse pas chemin. On le sait, quand on est dans l’ouvrage, comme dans n’importe quelle chose dans la Vie, le chemin EST l’important.
Aussi, dans ce parcours aveugle et angoissant, l’expédition devient cauchemar, présence réelle de la mort et des fantômes que l’on porte en soi. Puis arrive la révélation ; de Soi, de nos limites au bord du « monde », là où les repères sécurisants n’ont plus cours, là où l’étranger n’est plus familier, là où l’on sait que l’on est dans le cœur, ce que j’appelle « la Source ».
Créer, c’est partir en voyage, en expédition et c’est s’apprêter à vivre une crise que l’on pressentait mais sans toujours mesurer les enjeux et les effets de rupture.
Avoir la force de surpasser « çà ». La crise provoquée amène à un dépassement de soi. Elle n’est pas un but délibérée, même si certains la mettent en scène dans une performance ou dans un travail teinté d’expressionnisme douloureux.
C’est une lutte, avec soi, contre soi. Un combat épuisant où la main doit se détacher de la pensée, fouiller, explorer, torturer la matière. Contraindre le support et vaincre les noirceurs qui s’élèvent dans le processus de création. Cet espace, promesse de forme, de mots (maux) projetés. La page vierge reste une montagne à gravir. L’expérience nous donne le muscle pour s’y investir sans douleurs mais ne permet pas d’éviter les crevasses et autres dangers qui mettent à terre.
La main devient messagère et cherche à transmettre de l’essence de ces instants précieux vécus à la limite de deux mondes. Sortir d’un monde inéprouvé, senti mais pas encore ressenti, perçu intuitivement mais pas vraiment « pensé ». Je sais que ce n’est pas facile à comprendre pour qui n’est pas dans l’acte de création mais c’est très exactement çà : Tout est dans le fleuve des ressentis. Rendre visible, l’invisible. Nous sommes des buvards, des filtres, des passoires, des pièges à rêves aussi.
Oui, il s’en passe des choses violentes et sensibles dans l’antre de l’artiste.
La Joie de l’Artiste en société ne doit pas vous faire oublier ces épreuves douloureuses et perturbantes qu’il vit, caché dans la nuit devant son chevalet.
La solitude reste son alliée. La souffrance, la captation des « choses » restent ses priorités.
Sortir de son Atelier reste une épreuve où il se sent vite incompris. L’atelier où le temps s’arrête, où l’impulsion est maître et le lâcher-prise salvateur est son repère. Quand j’en sors, je m’épuise vite.
Voilà pourquoi j’écris ces mots.
Des fois je suis un peu « à côté », ne m’en veuillez-pas, c’est juste que je suis encore un peu dans mon monde.
©Rose

M(éd)USES

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« La beauté est dans le regard qui ne comprend pas. Elle n’est pas dans les mots intelligents qui rassurent les niais. Elle est dans les langages fugitifs, olfactifs, tactiles, gustatifs, dans les vibrations, les ondes, la chaleur, les chants des oiseaux, le temps lisse et non dans cette fausse science du langage par le langage, qui invente ses propres monstres. »

J.M.G LE CLÉZIO, L’Inconnu sur la Terre.

Première Coccinelle

Première Coccinelle

Attirée par des cris, je me dirige vers la petite mare qui se trouve dans le jardin. Une coccinelle en nage, les pattes en l’air et bien loin du récif. Noyade en bonne et due forme. Une brindille qui téléscope … Lire la suite

Teint jaune

Après l’averse
les nuages dégonflés
ont le teint jaune.

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Les Turbulentes

Le Boulon (Centre National des Arts de la Rue) présente le 17ème Festival des Arts de la Rue du Valenciennois.
Les 1er, 2 et 3 Mai 2015.
À Vieux Condé.

Tendresse, rêverie, travail formidable, poésie. Tout ce qu’il faut pour nourrir nos rétines affamées, nos cœurs assoiffés.

Encore cet après-midi, cette soirée et demain.

Courrez-y… vous ne le regretterez pas !

Photos présentes de très moyenne qualité (Iphone): Le duo « Petit Frère ». Des « loustiques » emplis de la spontanéité de l’enfance.

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Ici, le 1er Mai cette année, est bleu.

DSCF0636 Un petit sous bois parsemé de fleurs. Bleu. Bleu. Bleu. Point de Muguet. Mais des Jacinthes sauvages par milliers. Joli 1er Mai.